Charlotte Guibé "peint comme elle respire". Elle est de retour à Paris.

Publié le 20 août à 11:09
Charlotte Guibé: peintre, sculpteur et artiste voyageur du monde.

Charlotte Guibé est née en 1982 à Paris. Elle a grandi dans la peinture, la sculpture, les mots, issue d’une famille totalement impliquée dans l’univers de l’art et de la culture. Elle entre dans un travail de peinture dès son plus jeune âge. En constante recherche, elle peint quotidiennement depuis plus de dix ans. La peinture est une seconde nature, elle en parle comme d’une compagne de vie, un être vivant à part entière. Après avoir travaillé la matière, la couleur, sous formes de taches, de coulures (elle peint sur des toiles posées à plat sur une table) sa peinture explore différents états. Généralement de très grands formats, à son échelle, ou encore des toiles très petites sont investies par l’artiste.

Charlotte Guibé à Paris

Diplômée des Beaux Arts de Paris en 2007, le voyage est au coeur de la pratique de Charlotte Guibé. Elle vit entre Pékin et Paris (2005-2007) puis dans le Périgord noir à St Alvère (2008), ensuite à Madrid à la Casa de Velasquez (2009-2011) puis Barcelone.

De retour aujourd’hui à Paris, l’artiste collabore avec le musicien Odrej Adamek pour un dialogue entre musique et peinture, avec la série des «Dîners».

 

Dîner avec Mauro Herce, 2011 Acrylique sur toile, 120x120

 

Charlotte Guibé cherche la faille, ce qui va tenir en équilibre les forces du tableau. Quand on la regarde peindre, on se dit «elle peint comme elle respire». Les formes qui apparaissent sur la toile sont naturelles, essentielles et vitales, en crise puis harmonisées, rendues possible. Un vrai sens de la couleur accompagne depuis toujours son travail, des couleurs diluées, aux tonalités particulières viennent habiter des scènes, comme des instantanés, les lumières furtives attrapées au vol, le temps d’une toile.

Charlotte Guibé nourrit une très riche collection d’images, qu’elle prélève du monde qui l’entoure, qu’elle transforme, tord, pour ainsi dire, afin de les reprendre transformées en peinture. Beaucoup de toiles sont inspirées d’images vidéo de l’artiste, images en mouvement par essence. Cela rejoint l’idée de retenir une émotion, une lumière particulière, contenus dans une image. Après une longue série de «Nocturnes», la lumière se lève et se précise. Depuis 2011-2012, peu à peu, ses peintures se peuplent de personnages énigmatiques et poursuivent le voyage.