Pablo Azar, un voyage au-delà de l’évidence

interview Pablo Azar

Parler de Pablo Azar, c’est parler de sa jeunesse, de sa profondeur et son immense talent, connu à travers le monde grâce à son succès dû à sa carrière d’acteur. Il est aussi le créateur d’un style de peinture unique appelé « Toonymania », dans lequel il nous emmène dans un voyage fantastique au-delà de l’évidence. Son objectif est de nous faire regarder de très près et trouver des petites « créatures » avec un sens profond qui, en parfaite harmonie, crées une grande image.

Dans une interview exclusive pour Pébéo, Pablo Azar parle de son style, de sa relation avec les couleurs, de son expérience avec les produits 4Artist Marker de Pébéo et bien plus…

« J’ai été un acteur pendant plus de 10 ans, un peintre pendant plus de 6 ans et un artiste tout au long de ma vie ».
Pablo Azar

Pablo, si nous ne savions rien au sujet de votre carrière, comment voudriez-vous vous présenter ?

Pablo Azar : Je suis un artiste Mexicain-Américain, la responsabilité d’être un artiste est comme un créateur et un influenceur ; donc, je suis un artiste qui aime partager un message positif et responsable à « mes followers », mes fans et aux personnes qui découvrent mon art. J’ai été un acteur pendant plus de 10 ans, un peintre pendant plus de 6 ans et un artiste tout au long de ma vie.

Quand avez-vous réalisé que vous aviez un talent spécial pour la peinture et comment avez-vous développé ce talent depuis ?

Pablo Azar : J’ai gagné mon premier concours de peinture quand j’avais 6 ans et je n’ai aucun souvenir de moi sans peindre ou dessiner. En fait ma mère dit que la peinture a toujours été ma première activité. Le processus de développement de mon talent a été très spontané, étant moi-même sensibilisé par mon entourage, j’apprends juste en laissant mes créatures s’exprimer (je veux dire les craintes, les rêves, les émotions, les désirs, la personnalité, etc…, en d’autres mots, tout ce que je suis avec une vue spirituelle). Donc mon talent a évolué au fil du temps sans que je le réalise complètement. J’ai aussi beaucoup appris des Grands Maîtres comme Dali, Picasso, Escher et Octavio Ocampo parmi d’autres.

Vous avez créé votre technique « Toonymania » qui combine des dessins animés et les couleurs, comment ce concept a-t-il évolué ?

Pablo Azar : Il existe en moi (et dans chaque autres créatures vivantes) un monde de différentes « créatures » que nous ne pouvons voir visuellement, mais qui existent, (nous les appelons les rêves, les peurs, la personnalité, les maladies, les molécules, etc…). Je les mets juste en évidence à travers mon art, je leur donne une apparence « reconnaissable ». Les choses inanimées sont formées par des millions de choses significatives que nous ne voyons pas, sauf si nous regardons de très près. J’utilise mon art pour que vous regardiez de très près mes œuvres.

Avec tous les éléments présents dans votre travail, quel est votre relation avec les couleurs ? Est-ce un processus préconçu ou est-il spontané ?

Pablo Azar : Les couleurs sont une question de perception, une couleur n’a pas de sens, ce qui donne aux couleurs un sens c’est leur perception dans notre cerveau, donc j’utilise les couleurs de manière très spontanée… Mes couleurs s’expriment sur la toile lorsqu’une personne voit mon art et trouve sa propre explication dans les couleurs.

 

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Si vous étiez obligé de travailler avec seulement 2 couleurs, quelles couleurs choisiriez-vous et pourquoi ?

Pablo Azar : Bleu et vert, pour moi ce n’est pas une coïncidence, tout ce qui représente la vie est représenté par ces couleurs, et tout mon art parle de la vie (la mer, le ciel, la terre, l’eau, les plantes, etc…).

Vous avez commencé à travailler avec des crayons de couleurs, ou en êtes-vous maintenant en ce qui concerne le matériel que vous utilisez ?

Pablo Azar : Mes « créatures » (si vous voyez ce que je veux dire) me disent quels matériaux utiliser, lesquels ne sont pas pertinents pour mon art, le plus important c’est mon imagination qui déplace ces matériaux pour créer l’œuvre d’art. Le matériel ou la technique n’ont pas de sens, le sens est dans la création.

Nous voyons que vous utilisez des toiles, des modèles 3D, des textiles et même du papier pour exprimer votre art, quel est votre process de création ? Quel outil utilisez-vous ?

Pablo Azar : La plupart du temps, j’utilise juste l’outil que j’ai à portée de main. Je sens l’envie de créer, pour moi le moyen n’est pas si important, c’est la création elle-même qui importe.  Si j’ai une pierre ou une guitare à côté de moi, je pourrais créer une peinture sur ces deux objets.

Parfois, je choisi un autre matériel selon mon instinct et je « ressens » que je dois utiliser cet outil…

Amor Autista

Quelle est votre source d’inspiration ?

Pablo Azar : Nous avons tous été créés par une plus grande force, certaines personnes l’appellent Dieu, d’autres Univers, ou Mère Nature… Cependant, vous pourriez considérer que la force qui m’a créé est aussi celle qui m’inspire, ainsi, je laisse toutes mes créations m’inspirer : les étoiles, les arbres, les fleurs, les animaux, les autres êtres humains, l’amour, le ciel, etc… « Ce qui me crée est ce qui m’inspire », je laisse le créateur « parler pour moi » à travers mon art, ou encore, j’ai appris à l’écouter à travers mon art.

D’un autre côté, je ne suis jamais inspiré par quelque chose qui est entièrement créé par l’humain, comme une voiture ou une machine, parce que je ne peux pas encore trouver la voix des créateurs en elle.

Même si toutes mes « créatures » sont très différentes et ont une mission différente, quand elles « se réunissent » d’une manière harmonieuse, l’inspiration née et je peux enfin créer.

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Vivre aux Etats Unis d’Amérique depuis tant d’années influence-t-il votre travail et comment ?

Pablo Azar : Tout ce qui se passe autour de moi influence mes « créatures », même l’endroit où je vis, nous sommes tous fait de ce qui nous entoure, donc oui, les USA ont influencé mon travail.

Depuis que je vis ici, j’ai peint des paysages Américains, le drapeau des Etats Unis, les paysages de Miami, les portraits des célébrités américaines comme Elvis Presley, etc… Je ne pense pas que des pays sont mieux que d’autres, juste différents…. Si j’avais vécu en France, au lieu de faire un portrait de Marilyn Monroe, j’aurais probablement peint Edith Piaf… ou au lieu de peindre un paysage de Miami, j’aurais peint Marseille. J’exprime les Etats Unis dans mon art, mais l’essence ne changerait pas si j’étais au Japon.

Y a-t-il une relation entre votre art et votre carrière d’acteur ?

Pablo Azar : Ma carrière d’acteur me permet de me connecter avec d’autres types de « créatures » pour nourrir ma créativité et quand je suis prêt, je passe simplement à la peinture. Donc j’ai les deux côtés de la créativité, la créativité collective et la créativité individuelle, qui font de moi un créateur complet.

Quelle est votre destination, votre prochaine création ?

Pablo Azar : Partout où mes « créature » me mènent, je me laisse aller avec le temps. La planification excessive est une perte de temps, parce que la ligne droite que nous traçons pour aller d’un point A à un point B sera, au final, toujours courbée.

Parlez-nous de vos récents travaux avec les 4Artist Marker de Pébéo.

Pablo Azar: Il y a une différence entre une marque qui fabrique des produits seulement pour vendre et une autre qui en plus de vendre souhaite que les gens créent et soient inspirés. En utilisant les marqueurs Pébéo, je réalise que les produits Pébéo sont aussi créés dans le but de transmettre, ce que j’apprécie beaucoup, et qui sera toujours reflété dans la qualité de la pièce créée. Donc j’aime vraiment travailler avec les marqueurs Pébéo 4Artist.

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